30 janvier 2006

Marteau-Piqueur

Quel week-end de merde ! Rien foutu de rien du tout ! Un lit si accueillant que je n'allais pas lui refuser l'hospitalité quand même. Et puis, même pas fatiguée, je repose juste le cerveau. Ana qui m'appelle samedi soir, elle devine facilement quand je lui dis que je fous rien, que je suis allongée dans mon lit à contempler mon plafond, l'esprit on ne peut plus vide. C'est un truc complètement dingue ça, avoir l'esprit vide. C'est même flippant. Tu penses vraiment à rien, tu dors pas, mais t'es pas vraiment éveillée, t'es entre deux eaux, et finalement, ça te fatigue. De temps en temps tu fais une apparition dans l'appart pour aller aux toilettes, et tu te dis que le coup du pot dans la chambre, ça devait être pas mal à l'époque, sauf pour les odeurs.

Passé un week-end sans cigarettes. Je me dis que c'est pour ça que j'ai l'esprit vide. Et en plus, j'ai le hoquet toutes les heures et je m'arrache les bronches à tousser cette saleté de grippe virale.

En gros, je ponds une phrase écrite toutes les deux minutes. Comment ça tout le monde s'en fout ? J'écris juste un peu c'est tout. Et c'est si peu intéressant pour ma gloire que je me chronomètre. Je devrais arrêter d'écrire des trucs qui me donnent l'impression de me corrompre. J'en viens même à penser parfois que j'ai sali mon pseudo. Mais quoi ? J'arrive pas à m'arrêter. Je rêve de monter une maison d'éditions de cul gay très fleur bleue. Alors ouais, je vous préviens, c'est pas un rêve vraiment, c'est un délire. Je vois bien des couvertures avec des mecs bien moches, tout musclé. Beurk ! Bon, j'arrête...

sans_titre

Revu Requiem for a Dream. Toujours aussi puissant. Et sans être pour une fois, ni bourrée, ni défoncée, ça fait un putain d'effet par où que ça passe. Il y a la musique, ma solitude dans l'appart, les images rapides, répétitives. Alors je me recroqueville sur mon fauteuil. Les vieilles peurs enfatines qui ressurgissent. Ne pas poser les pieds par terre, se retourner machinalement toutes les 5 secondes pour s'assurer qu'il n'y a personne, malgré la sensation inverse éprouvée. Se mettre alors à ranger tous ses vêtements de peur qu'ils s'animent. Puis juste derrière le fauteuil il y a... Le frigo. C'est pas bien malin... Du coup je le débranche, de toute manière, y'a rien dedans... A 7h du mat', je déclare forfait, j'abandonne mon fauteuil et mes peurs et je me terre sous mes draps, scrutant mes murs pour voir s'il n'y surgirait pas des yeux bleus, un godemiché noir, un bras violacé, un visage émacié et secoué de soubressauts par des électrochocs.

Je m'endors en sueur et je me réveille à 17h en me disant qu'il faut que je trouve le livre de Hubert Selby Junior qui a inspiré ça.

~ Oreille ~ Meltdown ~ Clint Mansell

Posté par Shotgun à 02:50 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Marteau-Piqueur

    Tu me raconteras ce concert en détail demain. Ne va pas en couuuurs. Reste avec moi la journée

    Posté par Edwina, 30 janvier 2006 à 23:13 | | Répondre
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