03 mai 2006

Cabotine

Et flûte. Moi qui était dans les temps avec mon questionnaire, me voilà freinée par le simple fait suivant : les gens qui fréquentent les bibliothèques sont toujours les mêmes. Du coup je fais quoi ? Je réduis mon échantillon à plus de la moitié ? Ce qui ne serait absolument pas fiable tout de même... Ou alors je fais semblant de croire que la semaine prochaine il y aura un renouvellement avec le retour des vacances ? Au risque de perdre du temps pour rien et de retarder encore mon mémoire... D'ailleurs, me v'là partie dans une analyse quasi sociologique sur les pratiques des lecteurs avec la presse, et leur rapport avec la bibliothèque. Putain, moi qui avait quasiment essayé d'évincer le cours de sociologie de la lecture, j'suis mal barrée maintenant. J'aurai mieux fait de le suivre et de lire sérieusement ce bouquin. Bref, vais me débrouiller. Puis Dom' est gentille et m'encourage, c'est rassurant. Autre bémol : Sphynx et Excel. Aïe aïe aïe...

J'ai continué un vieux texte dont je me souvenais même plus de son existence, mais il faut dire qu'il n'était pas pour moi et que la personne concernée s'est éclipsée. Tant pis, je me l'approprie...
J'ai acheté deux CDs de Nick Cave et ce bouquin lu en deux heures à peu près Serpents et piercing de la très jolie petite asiatique (plus simple de dire asiatique puisque je me souviens jamais si elle est chinoise ou japonaise...). Le genre de livres qui m'attirent sur la jeunesse désabusée et hargneuse de vivre pourtant... Mais la fin laisse un goût amer, queue de poisson, poison. Mais ça se lit aussi bien qu'on sucerait un bonbon acidulé qui t'arracherait la gorge. Et puis faut dire que c'est une gamine qui l'a écrit, de mon âge, alors peut-être pour ça aussi que ça m'intéressait de le lire. Les mots simples pour décrire le trash d'une relation sado-maso, et un air amoureux sur la fin qui se chantonne sous coups de perforeuse ensanglantée.
Voir Ana ce midi, aller tailler un costume de dérision et de ridicule à ce cher Jo. Lui offrir ses petits cadeaux, son eye-liner, sa règle.
Habillée d'une jupe volante à dentelle noire, mes ongles roses et oranges, mon maquillage violet et noir, mes lèvres rougies de trop les mordiller, les lunettes noires et les clopes blanches. Comme d'hab'.
Envie de meurtre sur un pauvre chien. Comme si on avait que ça à foutre à l'appart' d'accueillir des bestioles perdues. Déjà que je déteste les chiens, ça pue, ça colle, ça fait trop de bruit, ça saute, ça réclame à bouffer, ça remue du trouffion et ça te regarde pour se faire prendre en pitié. Raison de plus de rester enfermée chez moi. Et toute la nuit il a aboyé ce con et il a sauté sur le téléphone mettant en route le répondeur. Autant dire qu'on s'est relayé pour aller le calmer. Et moi ce matin qui sort la tête dans le cul, ce con qui m'aboie dessus et me grimpe sur mes jambes dénudées. Je l'ai foutu à la porte, tant pis.
Regarder la télé sur fond de web cam, toute attendrie. Puis se faire plaisir et dormir d'un sommeil de plomb.

Et week-end parental. Resto, ciné, blagues à la con, clopes sur le balcon, dormir à point d'heure avec le frangin qui est un vrai moulin à paroles quand il veut, se donner la frousser, manger du chocolat avec des fraises, écouter les bruits, se moquer de mes voisins les flics, parler de notre éducation. Puis le vide quand ils s'en vont. Ne pas s'y attendre, et se faire envahir. Un manque tenace de sa famille qu'on n'osait pas s'avouer. Alors dormir et ne pas faire le devoir pour l'IUP, le faire pour le jour même, à la bourre, comme d'hab'.

~ Oreille ~ Arrête d'y penser ~ J-L Murat

Posté par Shotgun à 11:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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