11 mai 2006

Miam miam 2

Chewing-gum cerise bien dégueu qui a déjà plus de goût, finalement pas de capuche ni de pull et encore moins de foulard rouge mais à la place un tee-shirt orange et un vrai livre La nuit des princes charmants.

Je disais donc que la violence de Beethov' me sied bien en ce moment, ça me secoue les puces et les plumes, ça me donne le tourni et j'ai envie de puching-ball. Nervosité transparente. Ca a pas l'air d'aller aujourd'hui ? Si si, seulement, c'est à croire que tout le monde sourit bien droit sans mensonges. J'suis telle une machine industrielle. Arriver à 8h54 dans le bus : bonjour. Arriver à la bibliothèque à 9h10 : bonjour multiplié par 9. Le midi au kebab : bonjour, merci. L'après-midi mes questionnaires : bonjour fois 15 et au revoir fois 15 (en moyenne). Le soir en sortant de la bibliothèque : au revoir, bonne soirée, à demain fois 9. Faire ses courses à 18h34 : bonsoir, merci. Prendre le bus à 18h43 : bonsoir. Rentrer à l'appart : salut, bonne journée ? fois 4, puis plus tard bonne nuit fois 4. Entre temps ? Rien. Et pendant ? Sourire bienveillant, sécurisant, bonne petite fille bien élevée mais yeux fuyants pour finir par un sourire crispé accroché à la gueule toute la journée. Pour ? Conventions sociales que je respecte. Pour ? Me donner peut-être une bonne conscience...

Toujours est-il que là, ça sent la poussière, le souffre. Les bruits sont ceux d'une perceuse et de rires francs d'enfants et une voix de femme qui compte une histoire.

Hier un gosse s'est coincé la main dans la porte coulissante sous les yeux de sa mère qui comprenait pas pourquoi il criait puisque juste avant il courrait dans tous les sens. Faites des enfants, mais surtout ne les élevez pas !

Discussion pendant plus d'une heure avec le tonton de Paris, haut-parleur pour que sa femme entende. Musique, ciné, divorce, enfants, bouquins, bouffe et vacances au programme.

Puis Justinoscope branché.

En fait, tout va bien quand je le renferme à double tour et que je jette la clef au fin fond du chiotte, tirant la chasse d'eau sur les mauvaises pensées récurrentes. Je serai ce qu'on attend de moi et je garderai le vrai enfermé jusqu'à ce qu'il explose. Je suis une bombe à retardement. Comme la 9° Symphonie, le calme, le souffle, les violons, la cacophonie, l'explosion , la retombée, la chute, pour mieux repartir après quelques coups de feus et quelques cris bien sentis.

~ Oreille ~ Hallelujah ~ Jeff Buckley

Posté par Shotgun à 10:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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